Aides et subventions pour location d'utilitaire électrique en 2026
Primes CEE, aides régionales, exonération TVS : en 2026, une entreprise peut bénéficier de 10 000€ à 11 000€ d'aides directes pour l'acquisition d'un utilitaire électrique.
L'électrification des flottes professionnelles s'accompagne en 2026 d'un ensemble d'aides financières et fiscales qui rendent l'utilitaire électrique particulièrement attractif. Entre bonus écologique, certificats d'économies d'énergie et exonérations fiscales, le surcoût à l'achat peut être considérablement réduit, impactant directement le coût de la location.
Aides nationales CEE : 5 000€ pour les professionnels
Pour les professionnels, le bonus écologique a été remplacé par le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), aussi appelé "Coup de Pouce Véhicules Électriques".
Montant CEE 2026 : 5 000€
Depuis juillet 2025, les entreprises et auto-entrepreneurs bénéficient d'une prime CEE standardisée de 5 000€ pour l'acquisition d'un véhicule utilitaire léger électrique neuf (catégorie N1, PTAC inférieur à 3,5 tonnes).
| Type d'acquisition | Montant CEE 2026 | Conditions |
|---|---|---|
| Achat neuf | 5 000€ | VUL électrique N1 < 3,5t |
| Location longue durée (LLD) | 5 000€ | Contrat ≥ 24 mois |
| Rétrofit électrique | Variable selon fournisseur | Transformation thermique → électrique |
Comment ça marche ? Les primes CEE sont financées par les fournisseurs d'énergie (EDF, TotalEnergies, Engie, etc.) qui sont "obligés" par la réglementation d'inciter leurs clients aux économies d'énergie. Le montant est généralement déduit directement du prix d'achat ou de location chez le concessionnaire partenaire.
Qui peut bénéficier des aides CEE ?
Les primes CEE sont accessibles à :
- Entreprises de toutes tailles (TPE, PME, grandes entreprises)
- Auto-entrepreneurs et professions libérales
- Artisans, commerçants, agriculteurs
- Associations et collectivités locales
Contrairement au bonus écologique d'avant décembre 2024, il n'y a pas de condition de prix d'achat maximum ni de score environnemental à respecter pour les véhicules utilitaires.
Impact sur la location d'utilitaires électriques
Les aides CEE pour les professionnels
Depuis la suppression de la prime à la conversion pour les particuliers fin 2024, le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) prend le relais pour soutenir les professionnels dans l'acquisition de véhicules électriques.
Montants disponibles
Les entreprises peuvent obtenir 5 000€ pour l'acquisition d'un utilitaire léger électrique neuf dans le cadre du dispositif CEE. Cette aide est également accessible pour la location longue durée (LLD) et même pour le rétrofit électrique de véhicules utilitaires existants (catégorie N1).
Contrairement au bonus écologique versé par l'État, les primes CEE sont financées par les fournisseurs d'énergie (« obligés CEE ») qui doivent inciter leurs clients à réaliser des économies d'énergie. Les montants varient selon la taille de l'entreprise, le type de véhicule et l'usage professionnel déclaré.
Cumul des aides
Bonne nouvelle : les aides CEE sont cumulables avec certaines aides régionales et les avantages fiscaux. Une PME peut ainsi bénéficier d'un soutien global dépassant les 10 000€ pour l'achat d'un utilitaire électrique adapté à ses besoins.
Pour les professionnels louant régulièrement des utilitaires, cette réduction du coût d'acquisition se traduit par une baisse mécanique des tarifs de location, particulièrement visible sur les contrats longue durée ou les solutions de location avec option d'achat.
Aides régionales et locales
Au-delà des dispositifs nationaux, plusieurs collectivités territoriales proposent des aides complémentaires pour accélérer la transition vers la mobilité électrique. Ces aides varient considérablement d'une région à l'autre et évoluent régulièrement.
Métropole du Grand Paris
Pour les entreprises franciliennes de moins de 250 salariés implantées dans la Métropole du Grand Paris, une aide de 5 000€ est accordée pour l'acquisition d'un véhicule utilitaire léger électrique ou hydrogène. Ce montant grimpe entre 10 000€ et 13 000€ pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes PTAC.
Attention toutefois : la Région Île-de-France a mis fin à son programme « Véhicules propres » en décembre 2024. Les professionnels parisiens doivent donc se tourner vers les aides de la Métropole ou de leur commune pour compléter le bonus national. Cela reste néanmoins pertinent pour les entreprises opérant à Paris et ses environs, où la circulation en utilitaire diesel devient de plus en plus contraignante.
Auvergne-Rhône-Alpes
La région Auvergne-Rhône-Alpes fait figure de bonne élève avec des aides allant de 3 000€ à 5 000€ selon le PTAC du véhicule. Les utilitaires de moins de 2,5 tonnes bénéficient de 3 000€, tandis que ceux au-dessus de ce seuil peuvent prétendre à 5 000€.
Ces aides s'adressent aux TPE, PME, artisans, commerçants indépendants, collectivités locales et associations établis dans la région. Elles sont cumulables avec les primes CEE et les avantages fiscaux, offrant ainsi un coup de pouce substantiel aux professionnels lyonnais ou grenoblois qui renouvellent leur flotte. Pour une location à Lyon, cela se traduit par une offre étoffée de véhicules électriques récents dans les agences locales.
Autres régions
D'autres collectivités proposent des fonds air-mobilité ou des aides ponctuelles, souvent ciblées sur les zones à faibles émissions (ZFE). Il est recommandé de consulter le site de sa région ou de sa métropole pour connaître les dispositifs en vigueur, car ces aides peuvent évoluer en cours d'année selon les budgets votés.
Avantages fiscaux pour les entreprises
Au-delà des subventions directes, l'utilitaire électrique professionnel bénéficie d'avantages fiscaux qui améliorent considérablement son coût total de possession (TCO) par rapport aux modèles thermiques.
Exonération totale de la TVS
La Taxe sur les Véhicules de Société (TVS) représente un coût annuel significatif pour les entreprises possédant des véhicules de tourisme. Bonne nouvelle : les utilitaires électriques sont totalement et définitivement exonérés de TVS, tant sur la composante CO₂ que sur la composante polluants atmosphériques.
Cette exonération permanente contraste avec la fin progressive des avantages pour les hybrides rechargeables (depuis janvier 2025). Pour une entreprise disposant de plusieurs utilitaires, l'économie peut atteindre plusieurs milliers d'euros par an, rendant la location ou l'achat d'utilitaires électriques encore plus attractif.
À noter que les véhicules utilitaires légers (VUL) classés N1 ou CTTE sur la carte grise sont également exonérés de TVS, qu'ils soient électriques ou thermiques. Mais l'électrique cumule cet avantage avec d'autres bénéfices fiscaux.
Amortissement accéléré
Les entreprises acquérant un véhicule utilitaire électrique peuvent bénéficier d'un suramortissement fiscal de 20% pour les véhicules dont le PTAC se situe entre 2,6 et 3,5 tonnes. Ce dispositif, prolongé jusqu'en 2030, permet de déduire une fraction supplémentaire du coût d'acquisition du résultat imposable.
Concrètement, pour un utilitaire électrique acheté 50 000€ HT, l'entreprise peut amortir fiscalement 60 000€ (50 000€ + 20% de suramortissement), réduisant ainsi son impôt sur les bénéfices. Le plafond d'amortissement déductible est fixé à 30 000€ pour les véhicules électriques, bien plus élevé que pour les thermiques.
Si la batterie est facturée séparément (cas de certains constructeurs proposant une location de batterie), elle peut être amortie en totalité, offrant un avantage fiscal supplémentaire.
Avantage en nature réduit
Pour les salariés bénéficiant d'un utilitaire électrique mis à disposition par leur employeur (avec usage personnel autorisé), l'avantage en nature calculé est plus favorable que pour un véhicule thermique, grâce à un abattement de 50% applicable jusqu'en 2027.
Subventions pour bornes de recharge ADVENIR
Acquérir ou louer un utilitaire électrique implique de pouvoir le recharger facilement. Le programme ADVENIR, géré par l'Avere-France, finance l'installation de bornes de recharge pour les professionnels et copropriétés.
Qui peut en bénéficier en 2026 ?
Depuis 2026, le programme ADVENIR s'est recentré sur deux secteurs spécifiques : les professionnels de l'automobile (garages, concessionnaires) et les entreprises de location de véhicules courte durée. Cette restriction marque un changement par rapport aux années précédentes où toutes les entreprises pouvaient candidater.
Toutefois, les flottes de véhicules lourds et certaines catégories de professionnels restent éligibles. Les entreprises disposant d'une flotte d'utilitaires électriques peuvent encore accéder au programme si elles remplissent les critères.
Montants et modalités
Le taux de subvention est de 35% du coût d'installation pour les entreprises de location de véhicules (25% pour les autres entreprises), avec un plafonnement de 750€ par point de charge pour une installation standard selon le type de borne et l'accessibilité au public. Pour une borne accessible au public, l'aide peut atteindre 30% du montant HT des fournitures, matériels et travaux.
La procédure passe par un installateur référencé ADVENIR. Celui-ci remplit le dossier de demande de subvention, et les travaux doivent être réalisés dans les 6 mois suivant la signature de l'offre de subvention.
Fin du crédit d'impôt
Attention : le crédit d'impôt pour l'installation de bornes de recharge a pris fin le 31 décembre 2025 et n'a pas été reconduit en 2026. Les entreprises doivent donc se tourner uniquement vers ADVENIR ou vers des aides locales ponctuelles pour financer leur infrastructure de recharge.
Location ou achat : impact sur les aides
La question du mode d'acquisition influence directement l'accès aux aides. Voici comment se positionnent location courte durée, location longue durée et achat.
Location courte durée (quelques jours)
Pour une location ponctuelle d'utilitaire électrique, le locataire ne perçoit aucune aide directe. Toutefois, il bénéficie indirectement des subventions perçues par le loueur lors de l'achat de sa flotte, qui se répercutent sur des tarifs plus compétitifs. Les loueurs comme Europcar, Sixt ou Rent A Car peuvent proposer des utilitaires électriques récents à des prix proches de leurs équivalents thermiques grâce aux primes CEE et aux avantages fiscaux.
Par ailleurs, louer un électrique permet d'éviter les restrictions de circulation dans les zones à faibles émissions (ZFE) de Paris, Lyon, Marseille ou Grenoble, sans avoir à investir dans l'achat d'un véhicule.
Location longue durée (LLD)
En LLD professionnelle, les entreprises peuvent bénéficier des aides CEE (jusqu'à 5 000€), même sans être propriétaires du véhicule. Certains contrats de LLD intègrent directement ces primes dans le calcul du loyer mensuel, réduisant ainsi la facture pour l'entreprise.
La LLD offre également l'avantage de lisser l'investissement sur plusieurs années tout en profitant des exonérations fiscales (TVS, amortissement) et de la maintenance incluse, souvent plus simple à gérer avec un véhicule électrique.
Achat
L'achat d'un utilitaire électrique donne accès à l'ensemble des aides : primes CEE (5 000€), aides régionales, avantages fiscaux (TVS, suramortissement). C'est le scénario le plus avantageux sur le plan financier pour les entreprises qui conservent leurs véhicules plusieurs années.
En revanche, l'achat nécessite une trésorerie initiale importante, même avec les aides. Il convient particulièrement aux professionnels roulant beaucoup (artisans, livreurs, déménageurs) qui rentabilisent rapidement l'investissement grâce aux économies d'énergie et de maintenance.
Évolution des aides en 2026-2027
Les dispositifs d'aide à la mobilité électrique évoluent régulièrement. Voici ce qui se dessine pour les années à venir.
Maintien du bonus écologique jusqu'en 2027
Le gouvernement a confirmé le maintien du bonus écologique jusqu'à fin 2027, avec même une augmentation des montants pour 2026 par rapport à 2025. Cette visibilité sur deux ans permet aux professionnels de planifier leurs investissements en toute sérénité.
Toutefois, les conditions d'éligibilité pourraient se durcir progressivement : score environnemental plus exigeant, plafonds de prix revus à la baisse, ou critères de fabrication européenne renforcés. Il est donc recommandé de ne pas trop attendre pour profiter des conditions actuelles.
Aides régionales incertaines
À l'inverse des dispositifs nationaux, les aides régionales dépendent des budgets votés chaque année par les collectivités. La région Île-de-France a ainsi stoppé son programme fin 2024, tandis que d'autres régions comme Auvergne-Rhône-Alpes maintiennent leurs engagements.
Cette instabilité rend difficile la projection à moyen terme. Les professionnels ont intérêt à se renseigner régulièrement auprès de leur région ou à consulter le site jechangemavoiture.gouv.fr qui centralise les aides locales disponibles.
Extension des ZFE et contraintes accrues
Si les aides financières peuvent fluctuer, les contraintes réglementaires, elles, se renforcent. Les zones à faibles émissions s'étendent progressivement à de nouvelles agglomérations, et les restrictions pour les véhicules thermiques se durcissent. En 2025-2026, les Crit'Air 3 sont déjà interdits dans plusieurs ZFE, et les Crit'Air 2 (essence et diesel récents) pourraient suivre d'ici 2028.
Pour les entreprises et les loueurs, l'électrique n'est donc plus seulement une question d'aides, mais devient une nécessité opérationnelle pour circuler librement dans les grandes agglomérations.
Comment bénéficier de ces aides ?
Naviguer dans le paysage des aides peut sembler complexe. Voici les étapes clés pour maximiser vos chances d'obtenir les subventions auxquelles vous avez droit.
1. Identifier les aides disponibles
Commencez par consulter le site officiel primealaconversion.gouv.fr (qui couvre également le bonus écologique) et le site jechangemavoiture.gouv.fr pour vérifier votre éligibilité et le montant estimé des aides nationales.
Ensuite, consultez les sites de votre région, métropole ou commune pour identifier les aides locales cumulables. Contactez également votre fournisseur d'énergie pour connaître les primes CEE proposées.
2. Vérifier les critères d'éligibilité
Chaque aide impose des conditions spécifiques : type de véhicule (PTAC, score environnemental, prix d'achat), profil de l'acquéreur (particulier, entreprise, taille de la structure), domiciliation, et parfois engagement de conservation du véhicule pendant une durée minimale (généralement 6 mois à 3 ans selon les aides).
Assurez-vous de remplir tous les critères avant d'engager votre achat ou signature de contrat LLD.
3. Constituer les dossiers
Pour le bonus écologique, la demande se fait en ligne via le téléservice dédié, dans les 6 mois suivant la facturation du véhicule. Les pièces à fournir incluent : carte grise, facture d'achat, justificatif de domicile, RIB, et pièce d'identité pour les particuliers (ou Kbis pour les entreprises).
Pour les primes CEE, contactez votre fournisseur d'énergie ou un intermédiaire CEE avant l'achat. Le dossier doit souvent être constitué avant la signature du bon de commande.
Pour les aides régionales, consultez les plateformes dédiées de chaque collectivité. Certaines demandent un dépôt avant achat, d'autres après.
4. Cumuler les aides
Le bonus écologique, les primes CEE et la plupart des aides régionales sont cumulables. Veillez toutefois à bien respecter l'ordre des démarches (certaines aides CEE exigent d'être demandées avant l'achat) et à conserver tous les justificatifs.
Dans le cadre d'une LLD, c'est souvent le loueur qui gère les démarches administratives et répercute les aides sur le montant du loyer.
5. Suivre les délais de versement
Le bonus écologique est généralement versé sous 2 à 4 mois après validation du dossier. Les primes CEE dépendent des fournisseurs (virement, chèque, ou déduction sur facture énergétique). Les aides régionales peuvent prendre plusieurs mois, selon la collectivité.
Anticipez ces délais dans votre trésorerie, surtout pour les achats comptants.
Questions fréquentes
Puis-je bénéficier du bonus écologique en louant un utilitaire pour quelques jours ?
Non, le locataire d'un véhicule en courte durée ne perçoit pas directement le bonus écologique. Seul le propriétaire du véhicule (le loueur) peut demander cette aide lors de l'achat de sa flotte. Toutefois, cette subvention permet aux loueurs de proposer des tarifs plus compétitifs sur leurs utilitaires électriques, dont vous bénéficiez indirectement.
Les aides sont-elles les mêmes pour un particulier et un professionnel ?
Depuis décembre 2024, le bonus écologique de 7 000€ n'est plus accessible aux entreprises pour les véhicules utilitaires. Il reste uniquement disponible pour les particuliers achetant des voitures électriques personnelles. Les professionnels bénéficient des primes CEE (5 000€ pour un utilitaire électrique) qui remplacent le bonus écologique. Les aides régionales varient selon les programmes : certaines ciblent uniquement les TPE/PME, d'autres incluent les particuliers.
Combien d'aides puis-je cumuler au maximum pour l'achat d'un utilitaire électrique ?
En cumulant une prime CEE (jusqu'à 5 000€), une aide régionale (jusqu'à 5 000€ selon la région), et les avantages fiscaux (TVS, suramortissement), une entreprise peut réduire le coût d'acquisition de 10 000€ à 11 000€. Le montant exact dépend de votre situation (taille d'entreprise, localisation, type de véhicule).
Les aides pour l'achat d'un utilitaire électrique vont-elles baisser dans les années à venir ?
Le bonus écologique est confirmé jusqu'en 2027, avec même une légère hausse des montants pour 2026 par rapport à 2025. Toutefois, les conditions pourraient se durcir progressivement (score environnemental, plafonds de prix). Les aides régionales, elles, dépendent des budgets votés annuellement et peuvent fluctuer. Il est donc recommandé de ne pas trop attendre si vous envisagez un achat ou un renouvellement de flotte.
Faut-il installer une borne de recharge pour bénéficier des aides à l'achat d'un utilitaire électrique ?
Non, l'achat d'un utilitaire électrique et l'installation d'une borne de recharge sont deux démarches distinctes avec des aides séparées. Vous pouvez bénéficier du bonus écologique et des primes CEE pour le véhicule sans installer de borne. En revanche, si vous souhaitez équiper votre entreprise ou votre domicile d'une infrastructure de recharge, le programme ADVENIR peut financer une partie de l'installation (sous conditions d'éligibilité).
En conclusion, l'année 2026 offre un contexte favorable pour passer à l'utilitaire électrique, que ce soit par l'achat ou la location. Les aides financières et fiscales rendent cette transition accessible, tandis que les contraintes réglementaires en ZFE la rendent de plus en plus nécessaire. Professionnels comme particuliers ont tout intérêt à se renseigner sur les dispositifs disponibles pour optimiser leur investissement.